Une simple question d’éducation ?

enfant-legume-1L’alimentation des , l’équilibre alimentaire, l’éducation, autant d’axes sur lesquels l’Obobs centre une partie de ses actions. Si , organisé avec la FFCA, Christian Etchebest et la Mairie de Paris fut un réel et utile succès, il n’en reste pas moins vrai qu’il faut, sans cesse, informer et poursuivre ce type d’actions.

La diversité alimentaire dès le plus jeune âge, depuis longtemps, est marquée du sceau de l’évidence. Les comportements alimentaires actuels, ne suivant pas cet axiome, s’avèrent malheureusement, eux-aussi, tout aussi évidents.

Quand un enfant naît, son à base de lait, maternel ou non, s’enrichit progressivement de purées, de jus de fruit, de soupes, de compotes… Pourquoi ne pas conserver cette diversité d’apports de fruits et légumes lorsque l’enfant grandit ? Des facteurs sociologiques, psychologiques, sociétaux, comportementaux, expliquent en partie le recul des bonnes pratiques au profit (si l’on peut dire) d’une alimentation essentiellement industrielle, trop grasse, trop salée, trop sucrée, inadaptée, en tout état de cause, aux nécessaires apports dont un enfant peut avoir besoin alors que sa croissance est au plus fort.

Éduquer les enfants et les parents

La grande question qui se pose est en fait double : comment inciter les parents à conserver pour les enfants une alimentation réellement équilibrée et comment faire en sorte que les enfants gardent, à très long terme et tout au long de leur vie, cet équilibre alimentaire en tête ?

Laisser faire en espérant un retour à la norme alimentaire ne s’avère pas la meilleure des solutions, pas plus qu’il ne faut contraindre. Une étude de la Michigan State University parue récemment dans le American Journal of Clinical Nutrition, propose des axes de réflexion, apporte quelques réponses à cette problématique aux enjeux majeurs.

Aucune volonté dans cette étude de mettre en avant des niveaux de revenus familiaux différents, toutes les familles ayant participé montrant de faibles revenus et ont des enfants âgés de 3 à 5 ans. Il appert que montrer le bon exemple, simplement, permet de garantir plus facilement une meilleure alimentation que dans les familles contraignantes. Ordonner ne sert à rien, pas plus que forcer. Il faut échanger, accompagner, montrer et la monstration deviendra habitude chez l’enfant n’ayant en face de lui que ce modèle d’alimentation. Il l’adoptera.

Habitudes et disponibilités

Il ressort également de l’étude que mettre à disposition, simplement, ces aliments équilibrés, fruits ou légumes et tous leurs dérivés, en faisant en sorte de minimiser les aliments décriés habituellement, permet aux enfants de se servir. Si la facilité des plats ou des produits inadaptés est à portée de main, les enfants risquent de s’y adapter très rapidement.

Mais quand bien même un enfant peut prendre un fruit, la régularité des apports par des horaires de repas aussi réglés que possible permet également de fonder des repères tout autant éducationnels que chrono-biologiques et physiologiques. La mise en place, le retour de ces repas fixes, également préconisés dans l’étude, permet de gérer les efforts, les apports caloriques, nutritionnels, etc.

Accompagner et responsabiliser

shopping-enfant-legumesPour éviter les comportements alimentaires déviants, il convient également de mettre les enfants en position de choix, de responsabilité face à leur alimentation.

Encore une fois, imposer un choix parental montre peu d’efficacité quand la volonté d’un enfant choisissant une partie de ce qu’il souhaite au sein d’aliments sains sera plus efficace. L’enfant peut également participer, dans une suite logique, à la préparation des repas, de ce qu’il va manger. L’intervention en amont responsabilise, implique, favorise des comportements plus proches des bonnes pratiques voire totalement ancrés en elles.

Expérimenter des nouvelles recettes, des nouvelles transformations, des nouveaux mélanges de produits peut aussi l’amener, la curiosité aidant, à adapter son alimentation à ses besoins nutritionnels.

Enfin, si l’enfant se prend d’un amour total pour la junk-food, la culpabilité, les leçons de morale, la contrainte ou la privation ne seront que peu utiles. Encore une fois, l’échange avec les enfants, la réintroduction ludique, sereine, d’aliments sains dans une alimentation équilibrée seront plus pertinents.

L’alimentation doit être perçue comme un moment d’échanges, de convivialité familiale, sociale ; elle ne peut être une contrainte physiologique (il faut absolument se remplir) ou une contrainte morale (obéis, et tais-toi). Un enfant doit savoir pourquoi il convient de manger tel ou tel produit plutôt que tel autre. Le dire, c’est engager un processus pertinent, aider l’enfant à favoriser de bonnes habitudes à long terme, lui permettre de prévenir l’obésité et d’autres pathologies…

A vos bonnes pratiques… Quelles sont les vôtres pour aider vos enfants à retrouver ou à conserver une alimentation saine ? Faites-les nous partager dans les commentaires !

Vous pouvez retrouver l’étude dans son intégralité ici : Feeding behaviors of low-income mothers: directive control relates to a lower BMI in children, and a nondirective control relates to a healthier diet in preschoolers

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