Un espace pour lutter contre diabète et obésité

 

Diabète et obésité. « Ce sont deux problématiques relativement communes : l’ et l’alimentation influent sur ces deux pathologies. » Claudia Curado, diététicienne et coordinatrice de l’Espace du et de l’obésité (EDO), explique la genèse de cette structure nouvellement créée à Tours ; une association indépendante, présidée par des médecins et des diabétologues. « Nous aidons dans la gestion du quotidien : quels produits acheter quand on fait les courses, comment cuisiner plus léger… »

Preuve que cela répond à un besoin, l’association, qui n’a fait aucune jusqu’alors, est déjà assaillie de coups de fil, via les médecins faisant partie du bureau, qui ont évoqué l’EDO auprès de leurs patients. Ces derniers sont « de tous les âges : des retraités et personnes âgées, mais aussi des personnes encore en activité professionnelle, indique Claudia Curado. Le diabète de type 1 touche plus les enfants et le diabète de type 2 les personnes de plus de cinquante ans, mais on peut aussi l’avoir à trente ans. La classification selon l’âge n’est plus prouvée. »

Le discours des personnes qui font appel à l’EDO est souvent le même : « J’ai envie de prendre en charge ma santé, j’ai essayé tout seul mais je n’y arrive pas. Je voudrais mieux gérer le quotidien. » Le premier rendez-vous se fait individuellement, pour « présenter ce qu’on peut lui proposer. Ensuite, on planifie un programme. Le patient choisit ce qui l’intéresse.

Quelqu’un qui grignote, on lui conseille un atelier sur le grignotage. » Les ateliers diététique se font par groupes de cinq personnes, avec une dizaine de thèmes au choix, liés à l’alimentation. L’EDO est séparé en trois pièces : un bureau d’accueil, une salle de réunion et une cuisine, où des cours sont proposés.

Comment la diététicienne explique cette forte augmentation de l’obésité ? « Le mode de vie actuel, stressant, favorise ça. L’alimentation est liée à l’émotionnel. Et les gens sont de plus en plus sédentaires. Tout le monde a besoin de prendre sa voiture. Il faudrait au minimum faire trente minutes de marche tous les jours. On bouge moins qu’avant, et on mange moins bien qu’avant. » Quand on est diabétique ou obèse, un passage par l’EDO est forcément bénéfique. « Juste le fait de recréer un environnement sociabilisant, ça a un impact sur le moral et ça redonne de l’espoir. »EDO, aux Deux Lions, 11, avenue Marcel-Dassault, à Tours. Tél. 02.47.39.14.66, www.edo37.fr

Source : Un espace pour lutter contre diabète et obésité – 07/12/2016 – La Nouvelle République Indre-et-Loire

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