Le surpoids, facteur d’infertilité masculine

C’est ce qui résulte d’une étude française, conduite par le Dr Paul Cohen-Bacrie (Eylau-Unilabs), et présentée lundi 5 juillet à Stockholm dans le cadre du congrès de l’European Society of Human Reproduction (ESHRE) : il s’avère que le sperme des hommes obèses est significativement moins riche en spermatozoïdes.

L’étude conduite fin 2010 sur 1 940 personnes est, selon Unilabs, « la plus vaste jamais menée » sur le sujet.

Plus le surpoids est important, plus la qualité du sperme diminue. On relève une baisse de 10 % de la concentration en spermatozoïdes pour les patients en surpoids par rapport à ceux de normal, et de 20 % pour les obèses, chez qui la mobilité des spermatozoïdes baisse par surcroît de 10 %.

Enfin, ultime constat, le nombre de personnes souffrant d’une absence totale de spermato-zoïdes passe de 1 % pour un poids normal à 3,8 % chez les obèses.

L’incidence du surpoids sur les troubles de l’ovulation était déjà connue chez  la femme obèse, Mais cette découverte indique bien, déclare le Dr Cohen-Bacrie, spécialiste de la procréation médicalement assistée, que « quand un couple cherche à concevoir, il faut aussi regarder le poids de l’homme ».

Bonne nouvelle : on a pu le constater, sur trois cents patients, ce problème est heureusement réversible, en maigrissant on récupère les paramètres perdus !

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Deux approches  pour stimuler le sperme des hommes obèses et soigner l’infertilité masculine ont été présentées à la réunion annuelle de « The Endocrine Society »

  • La première approche suggère que les hommes obèses ayant perdu du poids sont plus susceptibles de procréer
  • La seconde approche a constaté qu’un médicament contre le cancer (létrozole) peut aider certains hommes infertiles

Les experts ont déclaré que les deux approches étaient des alternatives intéressantes à la FIV(La fécondation in vitro est une technique de procréation médicalement assistée et de transfert d’embryon ) et ouvraient de « réelles possibilités » pour les hommes.

La est déjà largement conseillée aux femmes qui ont de la difficulté à concevoir etl’obésité a longtemps été soupçonnée d’être un facteur contribuant à l’infertilité masculine.

Une équipe de l’Université de Sherbrooke au Canada a annoncé qu’elle a mené la première étude pour aider les hommes à et à évalué si cela pourrait améliorer les chances de procréation.

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