Pourrait-on maigrir grâce à une stimulation magnétique transcrânienne ?

Une équipe de scientifiques italiens montre qu’il est possible d’aider les patients à en modifiant la composition de leur flore intestinale par le biais de la stimulation magnétique transcrânienne, une méthode plutôt étonnante !

Peut-on maigrir en agissant magnétiquement sur le cerveau ? C’est en tout cas ce que stipule une étude présentée au Congrès EndoPrevent 2017 organisée récemment à Orlando (États-Unis) par l’Endocrine Society. Menée par l’endocrinologue Livio Luzi et son équipe de la polyclinique San Donatto (Italie), cette étude estime que la stimulation magnétique transcrânienne (SMT) permet de mieux comprendre les liens entre la flore intestinale et l’obésité.

La SMT est une technique utilisant une bobine électromagnétique placée sur le cuir chevelu du patient. Celle-ci envoie des impulsions dans des zones profondes du cerveau et se passe d’électrodes, elle est donc non invasive. La SMT intervient déjà dans le traitement de la dépression ou encore l’autisme.

Crédits : Eric Wassermann, M.D. / Wikipedia

Pour les besoins de l’expérience, les scientifiques ont suivi durant une année 14 personnes âgées de 22 à 65 ans atteintes d’obésité avec un Indice de masse corporelle (IMC) compris entre 30 et 45. Ces personnes ont participé à trois séances de SMT par semaine, et ce, durant cinq semaines. Il s’agissait de savoir si cette technique pouvait agir sur la , mais également modifier la composition de la flore intestinale. Régulièrement, les chercheurs ont surveillé les potentielles modifications de la flore intestinale en prélevant des échantillons dans les selles des volontaires.

Après une année de suivi, les résultats sont encourageants. En effet, les volontaires ont perdu plus de 3 % de leur et plus de 4 % de leur masse graisseuse, des pertes qui se sont d’ailleurs prolongées après le traitement. De plus, la présence de Bacteroïdes, bactéries ayant des propriétés anti-inflammatoires positives, a augmenté de manière significative.

Cette expérience devrait être renouvelée sur un plus grand nombre de patients afin d’être totalement considérée et il serait également très intéressant de cerner la façon dont la flore intestinale intervient dans la perte de poids.

Sources : Santé LogSciences et Avenir

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