L’anorexie: un choix?

Je plaide coupable : il y a deux ans, j’ai fait le choix personnel, et totalement conscient, de changer ma frite pour une salade. J’avoue aussi que le mois suivant, c’est tout mon burger qui s’est transformé en salade. Et encore pire, quelque temps après, au lieu de collationner de la crème glacée, j’ai pris un céleri.Et bam! Illumination! Pourquoi ne serais-je pas anorexique?xC’est facile : tu n’as qu’à remplacer tous les sucres, les graisses, les glucides et, pourquoi pas?, les protéines par des fruits et légumes.C’est facile : à chaque fois que tu mets une bouchée dans ta bouche, tu n’as qu’à te sentir mal.

C’est facile : tu n’as qu’à paranoïer jour et nuit sur les ingérées versus les calories brûlées – il ne faut surtout pas trop manger!J’ai aussi choisi d’avoir tout le temps froid ; de ne pas être capable de m’acheter un jean parce qu’ils sont tous trop grands ; de ne pas guérir lorsque je me blesse parce que mon n’est pas assez fort pour cicatriser mes blessures ; de faire des crises de panique récurrentes parce que je n’arrive pas à contrôler ma pensée ; de manquer de concentration en cours ; d’être désagréable lorsque je ne feel pas (en l’occurrence, la plupart du temps) ; de m’isoler de ma famille, de mes amis.J’ai tout décidé ça : c’est mon choix d’être maigre.Ma vie actuellement, je la déteste. Autant mes habitudes alimentaires, que mon corps, que toutes les autres sphères de ma vie. Moi, me croyant à l’abri de toutes maladies : « je suis beaucoup trop forte pour ça ». Eh bien, non! Cela à commencé en faisant un peu attention : me tenir en forme, et essayer de mieux – comme tout le monde. Par la suite, les séances de sport et les repas «santé» ont pris un peu plus d’importance – comme nous suggèrent les spécialistes. Et, deux ans plus tard, j’ai été diagnostiquée anorexique.

Source : L’anorexie: un choix? | Magalie Côté

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