L’alimentation à l’occidentale chez la mère peut entraîner l’obésité chez l’enfant

Pour leur étude, les chercheurs de l’Institut de recherche Scripps (La Jolla, Californie) ont observé deux groupes de rats. Le premier était composé de rats sélectionnés pour leur résistance à l’obésité en cas de riche en graisses et les seconds, au contraire, étaient particulièrement vulnérables.

Dans les deux groupes, ils étaient nourris soit par un régime comportant la même proportion de lipides, de graisses saturées, de glucides et de protéines qu’un régime occidental typique, soit par un régime non occidental, plus pauvre en graisses et plus riche en céréales.

L’équipe a découvert que les femelles qui suivaient le régime dit « occidental » au cours des semaines précédant leur grossesse, puis pendant la grossesse et l’allaitement, avaient des petits qui étaient plus susceptibles d’être obèses dès la naissance ou de le devenir au début de leur pubertéet même des mois plus tard, à l’âge adulte.

Les résultats étaient similaires même lorsque les mères ne mangeaient pas trop et conservaient leur poids de forme et des taux normaux de graisse corporelle et d’insuline.

Le régime dit « occidental » au cours des semaines précédant la grossesse, puis pendant la grossesse et l'allaitement augmenterait le risque aux enfants d'être obèses dès la naissance ou plus tard. © Annie Stoner, Flickr, cc by nc nd 2.0

Le régime occidental a-t-il une influence sur la fertilité ?

Ces résultats sont surprenants pour les chercheurs car les études préalables montraient que les mères en surpoids avaient le plus de chances de concevoir des petits eux-mêmes en surpoids. Orcette nouvelle étude, publiée en ligne sur le site de l’American Journal of Physiology, suggère plutôt que, quel que soit le poids de la mère, l’alimentation peut jouer un rôle.

Le régime maternel semble également avoir eu un effet durable sur les petits rats, « programmés » métaboliquement à devenir plus facilement obèses, et ce pour toute leur vie.

En outre, les chercheurs ont découvert que le régime occidental affectait différemment les deux groupes de rats, perturbant notamment la reproduction des lignées vulnérables à l’obésité. Un nombre beaucoup moins important de femelles vulnérables étaient capables de se reproduire, et celles qui le pouvaient avaient des portées moins nombreuses.

« Ce n’était pas le sujet de l’étude, mais cela appuie l’idée que le régime occidental provoque l’infertilité chez les femmes vulnérables à l’obésité », explique Eric Zorrilla. Selon lui, les résultats de l’étude devraient faire prendre conscience de l’importance d’un régime alimentaire sain, tant avant la grossesse que pendant et après la naissance, et pas seulement pour les femmes qui sont déjà en surpoids.

Notre second responsable de l’obésité ?  Raphaël Moriez, neurobiologiste à l’université de Nantes, explique le lien qu’il vient de découvrir avec ses collègues entre le système nerveux entérique, aussi appelé « second cerveau », et l’obésité. © Inserm

Source : L’alimentation à l’occidentale chez la mère peut entraîner l’obésité chez l’enfant

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