La Semaine du goût : semaine anti malbouffe ?

ecolegout-copie-3Comment allier équilibre et plaisir dans l’alimentation ? Comment faire évoluer les goûts des , leur redonner, éventuelllement, le sens du goût, des goûts ? Comment éviter le trop fréquent cri du cœur  : «J’aime pas ça. J’en veux pas !» à l’heure des repas.

Les enfants n’aiment-ils vraiment que les frites et les sucreries ?
Réductrice cette dernière affirmation ? Pas tant que cela ! Nombre d’études montrent qu’aujourd’hui, les , la viande ou le poisson sont de plus en plus habituellement dédaignés par les plus jeunes (voire de plus en plus d’adultes) au profit d’aliments gras et sucrés, prêts à l’emploi, faits de viande reconstituée, de purées lyophilisées et autres préparations alimentaires trop salées. Nous connaissons pourtant tous la nécessité d’équilibrer notre alimentation  pour rester en forme, grandir et bien sûr pour prévenir l’obésité.

A la recherche de nouvelles saveurs

Tous les ans, la Semaine du goût joue avec les goûts, les saveurs, les aliments insolites, inconnus, exotiques, inhabituels pour faire découvrir aux enfants autre chose que surgelés et barquettes micro-ondables. Des petits bâtonnets de légumes à tremper ressemblants à des frites au sauté d’autruche en passant par de vieux légumes oubliés (les crônes par exemple)…tout y passe ! Mais l’éducation face à ces nouveaux aliments hors normes pour les enfants nécessite tout d’abord de les rassurer face à ce qu’ils ont dans leur assiette.

Des cuisiniers, des diététiciens se déplacent dans les écoles pour informer les enfants sur les produits, leur origine, les différentes façon de les cuisiner, de les accommoder, de les goûter et ce, en relation directe avec les équipes pédagogiques des écoles.

Vivent les légumes !

Les cantines scolaires n’aiment pas les légumes, certains en particulier ! Les mines des enfants sont souvent défaites devant un plat de brocolis, d’épinards ou d’endives. Les repas finissent alors à la poubelle sans même avoir été goûtés . Le but ? Prendre ces légumes, les faire découvrir, goûter, les préparer différemment, et les réintroduire dans les repas des cantines… puis au final, par ricochet, à la demande des enfants, à la maison.

Il faut faire retrouver aux enfants les différentes sortes de saveurs sans pour autant les dégoûter. Il est donc nécessaire de rééduquer les palais enfantins pour reconstruire l’équilibre , et à terme, pourquoi pas, devenir gourmet.

A l’école, à la maison, l’enfant doit, devrait, être accompagné dès son plus jeune âge dans sa découverte des odeurs, des saveurs et des textures.

Pour cela, la semaine du goût leur fait mettre la main à la pâte. On les amène à cuisiner, à pétrir, toucher, sentir, expérimenter, préparer des plats ensuite goûtés. Et, faut-il l’espérer, reproduits à la maison, en famille. Pour que l’équilibre alimentaire ne s’arrête pas aux portes de restaurants scolaires .

Le site de la Semaine du Goût

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