La bactérie de l’obésité ?

ist2_3076345_laboratory_glass.jpgPubliée dans la prestigieuse revue Science, une étude met en évidence des faits nouveaux dans la lutte contre l’obésité. Les personnes obèses auraient en commun une bactérie dans leur intestin, bactérie ayant une réelle influence sur leur comportement . Des études menées sur des souris montrent que la bactérie en question, transférée d’un sujet malade à un sujet sain, perturbe le comportement alimentaire…

Cette étude menée par une équipe de scientifiques américains révèle donc l’impact réel de la flore intestinale sur l’évolution pondéral. Les obèses n’auraient pas le même type de bactéries que les minces dans leur intestin. La TLR5, protéine qui joue un rôle important dans le maintien de l’équilibre de la flore intestinale serait donc responsable de cet état maladif des obèses, c’est en tout cas ce qui a été observé chez les souris saines devenues obèses suite à la manipulation des flores intestinales. Cette protéine absente pousserait donc à manger davantage à la suite d’une inflammation intestinale.

 « La flore intestinale est plus efficace chez les obèses pour extraire encore plus de calories, alors qu’ils ont déjà eux-mêmes déjà beaucoup engrangés d’énergie », relèvent dans un commentaire publié par Nature Matej Basjer et Randy J. Seely (Université de Cincinnati).

Cette découverte ouvre un nouveau champ d’exploration thérapeutique pour traiter l’obésité, jusqu’ici liée au manque d’exercice physique et à une mauvaise , entre autres. Les chercheurs doivent maintenant établir ce fait chez l’Homme et comprendre les facteurs possibles du dérèglement bactérien chez les personnes obèses.

Cependant, il demeure incontestable que l’alimentation trop bon marché, trop riche, trop grasse, trop sucrée, influence bien sûr la prise parfois excessive de poids, qui plus est si aucun exercice n’est fait. De fait, quand bien même l’influence bactérienne paraît plus que probable, il n’en est pas moins vrai que les données environnementales sont elles aussi essentielles dans le développement dans l’obésité et donc, dans les soins à apporter aux personnes obèses.

Pour en revenir à l’étude, les chercheurs envisagent à terme de manipuler les flores intestinales pour traiter voire prévenir l’obésité, bien que de nombreuses étapes de recherches soient encore à franchir avant d’en arriver à ce résultat médical.

C’est une piste de plus dans la de l’obésité, dans le traitement des malades, qu’offre cette étude. Il faudra envisager également de se poser des questions quant aux modifications des flores intestinales des personnes en surpoids s’étant fait poser un anneau ou un ballon gastrique.

Etudes à suivre, donc.

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